Christian Louboutin Jjr Paris

Pourquoi ce rapprochement soudain avec le sol ? En dehors des frasques de la mode, on y devine des raisons de climat économique et de bon sens. En temps de crise, beaucoup préfèrent déambuler sans la ramener plutôt que vaciller sur des plateaux tape à l’oeil de 15 cm. Et quitte à se faire plaisir en s’offrant un accessoire convoité, on a toutes les chances d’être plus à l’aise sur petits talons.

En pêchant dans un moteur de recherche avec l’expression série limitée, on ne peut que constater à quel point la flatterie est un exercice de haute voltige qui s’applique aux objets les plus improbables. Plus belle acrobatie : la série limitée automobile. A l’heure où l’on écrit ces lignes, début juillet, la recherche pond une Polo et une Golf Edition, une Twingo Hipanema (pourquoi une faute d’orthographe, mystère mais le charme français version Brésil !), une Renault Captur Wave et une collection de Kia Séries limitées UEFA Euro2016 dont on se doutait bien qu’elle existât.

Les équipes du Spa du Mandarin Oriental accueilleront les volontaires dans une alcôve nichée au coeur du Palace parisien, pour une mise en beauté de trente minutes. Pour réchauffer et nourrir les mains malmenées par le froid hivernal, la séance débutera par un rituel tout droit venu du Japon, l’oshibori. Les équipes du Spa du Mandarin Oriental appliqueront la traditionnelle petite serviette chaude, imbibée d’une goutte d’huile parfumée d’une des trois fragrances de Christian Louboutin (Bikini Questa Sera, Tornade Blonde ou Trouble In Heaven), avant de s’attaquer aux cuticules pour des ongles parfaitement soignés..

Toujours au Printemps ou chez les créateurs, les amateurs peuvent se procurer des accessoires siglés Dolce/Gabana, Stephen Jones (chapeaux), Christian Louboutin (chaussures) ou Alain Mikli (sacs, lunettes). Pour Disney, il ne s’agit pas de vil merchandising mais d’opérations images, fondées sur des affinités désintéressées et synergiques. De toute façon, rappelle un responsable, Disney n’a pas la propriété du noir et blanc, ni du poil tacheté, ni même du mot dalmatien.

D’après le Wall Street Journal, la mode aurait commencé à éclore aux Etats Unis en 1998, avec l’apparition de la série Sex The City et de ses héroïnes férues de chaussures de style. Depuis, plusieurs podologues se sont spécialisés dans la procédure, qui n’a rien d’un conte de fées. Le Docteur Olivier Zong, par exemple, a même imaginé une myriade de termes pour rendre le processus plus attractif : « Hitchhiker’s Toe », ou l’orteil qu’il faut retailler pour rentrer dans des Hitchhiker, le « High Heel Foot », quand il s’agit de modeler le pied pour des talons aiguille, ou encore « Toebesity » l’obésité de l’orteil..


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