Louboutin A Bordeaux

Des larmes roulent sur mes joues. Je suis prise de crises d’angoisses, je tremble comme une feuille et je n’ai plus de souffle, comme si j’avais fait un footing un peu plus long que d’habitude. C’est toujours à la même heure que je fais ce cauchemar et, il m’est impossible de me rendormir ensuite.

Après des années de croissance insolente, le luxe cale au Moyen Orient. « De 2003 à 2008, le marché a explosé, avec des taux de croissance de 20 % à 40 % par an. Cela ne pouvait pas durer indéfiniment », affirme Patrick Chalhoub, codirigeant du groupe Chalhoub basé à Dubaï. »Je suis convaincu que 2006 2008 était une période anormale.

Les grands groupes du luxe et consorts sont ils le grand méchant loup et les artistes, de pauvres petits chaperons rouges? Ou bien, de manière plus nuancée, le vieux débat qui oppose l’art et la finance ne serait il que l’arbre qui cache la forêt?! Plus que jamais, nous sommes reliés les uns aux autres, interconnectés et intriqués au monde qui nous entoure. Un constat de globalisation riche de promesses pour l’avenir, mais qui peut aussi faire peur. En mettant l’art urbain sur un piédestal, le luxe lui vole t il son âme, ou lui apporte t il au contraire une forme de légitimité qui ne peut que faire du bien, ne serait ce que par la visibilité que l’alliance des deux provoque?.

Les villas XXL sont protégées par d’imposants portails et cachées derrière des murs hauts de trois mètres. De l’autre côté du mur : l’opulence. Chez Lina, trois rutilantes cylindrées sont fièrement exhibées devant sa maison. Nous concentrons donc toute l’exposition à l’arrière du jardin en cas de pluie intempestive pour rapprocher tous les travaux de l’atelier, afin de nous éviter de courir et d’être efficaces. Les cartons et les papiers craignent l’humidité. La création de la scénographie s’est dès lors déroulée sans encombre.

Alors c’est difficile de l’imaginer d barquer un jour White Oak Station, ses bagages Vuitton dans une main, ses talons Louboutin s’enfon ant dans la boue de la campagne de la ville. C’est peine si elle avait d j vu en vraie la campagne. C’ tait bien joli la t l .

Fondée en 1977 et reconnue pour se consacrer alors en exclusivité au peintre, dessinateur et sculpteur Jean Jansem, père de l’actuel propriétaire des lieux, la Galerie Matignon se révèle un écrin prestigieux au carrefour des courants d’art. Comprendre la passion pour l’art qui habite ses murs, c’est un peu pénétrer l’intimité d’une famille soudée autour de sa figure tutélaire créatrice. Mon père, confie Jany Jansem, pour être honnête, était quelqu’un de délicieusement despotique quand il était question de son art.


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