Louboutin Espagne

TENDANCE. Son nom signifie littéralement talon de chaton , mais il n’est pas vraiment du genre à sortir ses griffes. Fin et haut de 3 à 5 centimètres environ, le kitten heel évoque la démarche dansante d’une Audrey Hepburn et a connu sa dernière période faste à la fin des années 1990, allié indissociable des chaussures délicates à bout pointu.

Groupe : (noir et blanc) cygnes. Petite brisure de dont personne ne veut, blancheur d’albâtre dévorée dans sa petite robe noire, la peau teintée déjà par les moires des ecchymoses comme des fleurs noires à peine écloses. clac clac clac on lui casse les os en un craquement sec, on la brise comme une poupée on l’utilise comme un jouet (pour collecter des secrets comme on collecte des dents de lait) ; un petit cygne blafard (vilain petit canard) aux couleurs étouffées.

Flux. Visuellement, Personal Shopper couvre un champ très large de l’imagerie fantomatique. C’est un spectre de spectres. Les silhouettes, toujours archi étudiées chez Louis Vuitton, exhalent le voyage et la liberté d’être du voyageur. Les accessoires choisis pour contrebalancer la démarche viennent encore ajouter le savoir faire maroquinier iconique de la Maison. Telle cette sacoche en croco bleu acier sur laquelle on verrait bien noués les foulards peints au cou des mannequins..

Au Grand Palais, l voguez, voyagez retrace l la malle estampillée LV. Une rétrospective remarquablement orchestrée par Olivier Saillard, qui retrace deux siècle de voyage. Pour nous accueillir, un portrait de Louis Vuitton jeune, fondateur de la marque éponyme.

Je n’ai jamais imaginé vendre mes souliers dans les grands magasins sans les avoir aussi chez moi, confie Louboutin. Dans sa boutique, il apprend beaucoup sur les rapports qu’entretiennent les femmes avec leurs chaussures, les vivant comme une extension d’elles mêmes, un prolongement de leur silhouette, qu’elles subissent ou qu’elles subliment. Les femmes ont un rapport plutôt viril avec leurs souliers.

Autre exemple : les tongs Havaianas. Débarquées en France en 2002, surmédiatisées en 2005 lors de l’année du Brésil et propulsées en tête d’affiche l’année de la Coupe du monde de foot en 2006, elles perdurent aujourd’hui encore. Même si 500 000 paires ont été vendues cette saison, les Havaianas seraient sur le point d’être détrônées par les sandales tropéziennes signées K.

Aux quatre coins du globe, le nom Christian Louboutin fait pétiller les yeux des modeuses. Un symbole de féminité, de bling équilibré et de glamour qui résonne aussi bien que les mots Carrie Bradshaw. Bref, le chausseur français fait rêver la plupart des jeunes femmes et chausse les célébrités les plus en vue de Hollywood.


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