Louboutin Homme Femme

En même temps, comme une arme, ils en font une maîtresse (au sens sadomasochiste) puisqu’il suffit de poser le stylet du talon acéré sur l’homme allongé pour le faire atrocement souffrir, voire le blesser. À tout jamais. En même temps, comme les bandages des pieds des Chinoises, ils entravent la femme, lui interdisent de s’échapper, la fragilisent au point qu’elle peut à tout moment se casser (la cheville) , commente Jacques André.

Louboutin, Manolo Blahnik, Roger Vivier, ou encore Yves Saint Laurent. Voici des noms célèbres pour leur création de souliers. Ils sont rêvés, adulés par des millions de modeuses mais il font aussi terriblement souffrir. Bref, entre sein qui s’échappe des robes et fentes à gogo, la salle surchauffée il faisait réellement très chaud respirait à peine. Top du sexy, une robe longue et fluide est découpée jusqu’à l’aine. Effet renversant.

L’enjeu avait manifestement échappé à Gordon Brown qui, quelques minutes plus tôt, tentait d’expliquer aux partenaires sociaux de son pays que l’heure était aux « choix difficiles » et à la « réduction des dépenses publiques ». Pour le premier ministre travailliste, il s’agissait de convaincre son auditoire du bien fondé de sa démarche alors qu’une élection est prévue d’ici à mai 2010. Et d’éviter que les syndicats, qui financent le Labour à hauteur de 70 %, lui tournent le dos..

Euphorique. Car le sexe représente le plexus solaire du livre. Il irradie, à travers la puissance érotique de Victoria qui ne connaît aucun frein. Dans un autre registre mais avec une autorité tout aussi nette, John Galliano s’est avéré aux Invalides en pleine forme, joyeux. Sa collection Artisanal pour Maison Margiela a confirmé une appropriation aisée, fluide, des codes de la maison, couplée à l’expression de sa propre sensibilité. On retrouve donc le côté work in progress, comme pas fini, typique de MM, les déplacements de volumes, des trouvailles comme la fente dans le dos par laquelle passe une queue de cheval, les hybridations qui donnent lieu à tel trench robe de soirée, les jeux de manches, de pans.

Il introduit un quatrième luron, un chien d’aveugles qui rabiboche les uns avec les autres. Mais il ne se passe rien de sexuel avec le chien. Zibal, l’intello précaire d’Orly, tombe amoureux d’Alice, trentenaire aveugle qui part en avion vers Nice se faire opérer de la cornée afin de retrouver la vue.

Le club a ouvert à l’automne dernier. David Lynch a pensé et a conçu ce lieu où l’art est total et ses frontières transgressées. A pose. Il aime les voitures, en possède quelques unes de très bonne facture (Jaguar, Mercedes), apprécie le fantasme que ces froissements de tôle, ces bulles esthétiques, provoquent, regrette l’uniformisation du parc automobile actuel. Mais, surtout, il apprécie l’aspect complètement archaïque, cette bêtise totale de concevoir une boîte précieuse, laquée et magnifique, puis de la lancer à 200 kilomètres heure et risquer de la voir finir écrasée comme un Chamberlain ou un César. On émet l’idée que les chaussures, dont il a fait sa profession, ne sont rien d’autre que cela: des fantasmes.


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