Louboutin Prix Noir

G : On peignait directement sur des photos à une époque où cela ne se faisait pas. J’avais commencé à collectionner des photomatons quand j’étais étudiant aux beaux arts du Havre. Avec Pierre on a continué. A l’entrée on lui demande comme aux autres invités de quitter ses chaussures pour ne pas abîmer le sol. En partant, c’est le drame: les sandales de Carrie ont disparu. S’ensuit une négociation entre les deux amies, l’une exigeant réparation du dommage causé, l’autre estimant que le prix des sandales (pas des sandales, des Manolos! s’exclame Carrie au passage) est indécent.

Cette photographie fixe un cas flagrant, sinon clinique, d’hystérie masculine. Qui consiste, comme toute hystérie quel que soit son sexe, à se prendre pour ce qu’on n’est pas, et y croire. Sauf qu’en l’espèce, Arnaud Montebourg calcule son hystérie au carré : il se prend pour un ministre censément responsable et socialiste, mais aussi pour un ouvrier de l’usine Alstom de Belfort.

C’est le refuge parfait de la parisienne débordée. La douceur, le confort et la beauté règnent. Rien ne choque ni ne dépare, tout invite au bien être.. Adèle est célibataire, ne trouve pas chaussure à son pied. Faut dire qu’annoncer son métier en fait fuir plus d’un. Cependant, sa sur bienveillante lui organise la fête de ses trente ans qu’elle s’apprête à fêter d’ici peu.

Avec Sex The City, et plus récemment Gossip Girl, les séries télévisées sont devenues une vitrine de rêve pour les marques de mode. Et, dans le même temps, une source d’inspiration pour les modeuses comme pour les girls next door. Si Carry Bradshaw et Serena Van Der Woodsen nous ont relookées à coup de fashion statements, une nouvelle génération de shows télévisés propose un discours a priori plus subtil sur la mode et le vêtement.

En centrant l’attention sur la petite main, celle qui porte les paquets et pas les robes, le cinéaste expose le mécanisme de cette industrie du luxe qui, qu’on le déplore ou non, est devenue l’un des pôles du glamour. On connaît le rapport fascination/répulsion d’Olivier Assayas, connaisseur du situationnisme, avec ce monde là, et il déploie clairement une critique du matérialisme hystérique. Mais on ne peut s’empêcher de trouver qu’il y a quelque chose d’étrange dans le système du film : Maureen se plaint du monde de la presse où les annonceurs imposent les choix éditoriaux, alors même que le contrat Chanel de son interprète, Kristen Stewart, offre au film d’étendre son exposition jusque dans des sphères non cinéphiles.


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