Louboutin Wedges 2016

Le Portugal attire les stars. La reine de la pop, Madonna, le chausseur le plus célèbre du monde, Christian Louboutin, l’ex footballeur Eric Cantona, les acteurs Harrison Ford et Monica Belluci ou encore le designer Philippe Starck ont un point commun:leur amour pour le Portugal où ils ont décidé de vivre. Alors que Florent Pagny a annoncé ce lundi au Parisien sa décision de s’installer au pays du fado, pourquoi le Portugal est il devenu le nouvel Eldorado des célébrités?.

Lui reviennent à l’esprit les heures passées face à l’aquarium des poissons tropicaux. Devant ces peaux à l’irisation naturelle, ces imprimés parfaitement symétriques aux couleurs lumineuses comme rebrodés de pierres et ces queues transparentes aussi impalpables que la mousseline, il a eu l’intuition de la couture. Passant du rêve à l’expérimentation c’est chez le poissonnier qu’il déniche la matière de ses premiers prototypes.

Après les ongles et les lèvres, c’est au tour du regard d’être magnifié par Christian Louboutin grâce à un mascara, un eye liner, un crayon pour les yeux et un autre à sourcils. Ces produits sont disponibles dans des teintes classiques Khôl, un noir intense ; ou encore Zoulou, un brun chaud et vibrant mais aussi dans des couleurs inspirées du Kathalaki, une danse traditionnelle indienne. Des produits de maquillage bijoux vendus entre 40 et 75 euros pour des paupières de carte postale..

Christian Louboutin est bel et bien conscient que ses escarpins hors de prix ne sont pas confortables. Si nombreuses d’entre nous préfèrent s’offrir des souliers beaucoup moins chers dans lesquels on se sent bien, le créateur, lui, préfère lorsque les chaussures sont belles avant tout. Talons méga hauts, brides dans tous les sens, semelles compensées.

Il y a d’abord, cette idée, scientifiquement et statistiquement absurde, que les vêtements courts encouragent le viol. Ce qui rejoint le concept du slut shaming: on pointe alors du doigt la femme, jugée seule responsable de son intégrité physique. De la même manière, peut on vraiment blâmer quelqu’un pour avoir été dépouillé, après s’être promené seul dans la rue après le coucher du soleil? D’où la nécessaire distinction que les féministes tentent d’établir entre l’usage du elle s’est fait violer, qui induit une responsabilité de la victime, et celui du elle a été violée, plus factuel..

Connasse et non la connasse, parce qu’il s’agit des aventures d’un archétype, quelqu’un qui n’a pas fait sienne les règles du vivre ensemble. Une femme qui ignore que l’on ne propose pas au square, à un enfant qui a faim, de manger du sable. Une créature qui ne sait pas que l’on ne rentre pas dans une animalerie pour demander un animal aussi doux que son manteau; que c’est déplacé de téléphoner à une copine, depuis un taxi, en disant sa crainte que le chauffeur vous viole..


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