Azannes et Soumazannes

 

Mairie

1 rue Haute 55150 Azannes et Soumazannes

Tél.: 03.29.85.62.03

Ouverture du secrétariat : Mardi de 17h00 à 18h30 et Vendredi de 14h00 à 16h00

E-mail: mairie.azannesetsoumazannes@orange.fr

Maire : SELLIER Hubert


 

 

Cours d’eau : l’Azannes (C'est un affluent du Loison en rive gauche, donc un sous-affluent de la Meuse par le Loison, puis la Chiers.)

Patrons spirituels : Saint Etienne pour Soumazannes et Saint André pour Azannes

 

A l’origine, Azannes et Soumazannes étaient deux villages distincts, l’un tirant son nom du ruisseau « l’Azenna », l’autre de la source ‘Summus’ de ce ruisseau. La plus ancienne appellation connue « Aisenna » remonte à 710. Avec le temps, les noms sont devenus pour le village et le ruisseau « Azannes » et pour la première localité sur le cours d’eau « Soumazannes ». Celle-ci était la plus importante. En 1726, on y dénombrait 114 feux, alors qu’Azannes n’en comprenait que 73.

Soumazannes se situait sur l’ancienne route de Metz à Sedan, dont on distingue encore le tracé. Par décision du roi Louis XIV, cette route se prolongeait jusqu’en Flandre afin de faciliter la défense des nouvelles frontières de la France, résultantes du traité des Pyrénées

A la même époque, Azannes se trouvait sur la route, également ancienne Bar-Longuyon. Les deux routes se croisent et là au carrefour de saint Donat on peut voir un calvaire dédié à ce saint, restauré après la guerre 14-18

 En 1809, la réunion administrative des deux communes donna le nom composé dans sa forme actuelle, Soumazannes devenant hameau de la première ; cette fusion donna lieu à pas mal de polémiques, les habitants d’Azannes s’estimant lésés par rapport à ceux de Soumazannes.

 Parmi les personnalités dominantes ayant marqué l’histoire de ces villages, il faut retenir Jean de Schélandre, François Joseph Jaubert, Joseph Jacques Loison et François Loison.

 

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La guerre de 1914-18 fut particulièrement dévastatrice, détruisant totalement les constructions du village ainsi que du hameau, entraînant la mort  de 19 mobilisés et  11 victimes civiles. Après la tourmente, Azannes fut reconstruit dans les années 1920. Soumazannes disparaissant définitivement ; seule une stèle édifiée sur proposition de M. Van den Bogaerde inaugurée en 1997 rappelle l’emplacement du hameau. La deuxième guerre prélevait aussi son tribut avec la mort de trois jeunes résistants. Suite à la réunion des deux villages, la commune se voit dotée d’un important territoire de 1778 ha : 4 fermes champêtres (Les Roises, La Gélinerie, La Forêt et Montaubé), entourées de prairies, terres labourables, quelques étangs, des bois communaux et domaniaux et des zones rouges*.

 

*"Zones rouges : ce sont les zones correspondant aux lignes de front des armées, où sont concentrées les dommages majeurs. Les sols y sont bouleversés, et les infrastructures routières, ferroviaires, industrielles, ainsi que ponts, ports et canaux y sont généralement totalement détruits (la dénomination de zone rouge n’a donc pas pour origine principale le sang versé, ni le rouge des coquelicots qui poussaient sur la terre labourée et cent fois retournée par les obus, mais elle les évoque néanmoins inévitablement dans l’esprit de l’époque)".

 

 

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En musardant, vous pourrez visiter le site des Roises, aux réalisations de l’association des Vieux Métiers, mémoire historique et de la vie d’autrefois.

A voir également les vestiges du vieux cimetière.

Sur un circuit pédestre passant par Soumazannes et le bois d’Herbebois, on trouvera la stèle commémorative du hameau et encore très apparents, une tombe et des monuments allemands ; un  détour par le carrefour Saint Donat fera découvrir un large point de vue sur l’étang du Haut-Fourneau et la plaine de la Woëvre. Vous trouverez en mairie une collection de cartes postales, vues prises par les allemands au cours de la guerre.

 

Ecole-mairie

 

 

HISTORIQUE

 

Le site révèle des vestiges attestant une occupation dès l’époque romaine. Il appartient successivement au royaume d’Austrasie, au royaume de Haute Lotharingie et à l’Empire germanique. L’évêque de Verdun donne le village à l’abbaye de Saint Maur de Verdun, 1049 puis à la maison de Murault, en 1224. La charte d’affranchissement date de 1269. Après la guerre de 30 ans, le village est donné par Louis XIV au prince de Condé. Il dépend du diocèse et du bailliage de Verdun et fait partie du comté de Verdun, du Duché de Bar, ainsi que de la prévôté de Mangiennes puis de celle de Damvillers, en 1661. Soumazannes dont le château disparaît au début du XIXème siècle est réuni à Azannes en 1809. Le village est complètement détruit pendant la guerre et le hameau de Soumazannes, qui fut le départ de la bataille de Verdun, n’est pas reconstruit.

 

 

 

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 LIEUX

 

PORTAIL

Le portail gothique, XIXème siècle, constituant l'un des accès du cimetière, semble rescapé d'une ancienne chapelle.

 

 

 

CROIX SAINT DONAT

Croix dédiée à Saint Donat, qui protège de la foudre. Elle a été érigée en 1732. Détruite pendant les combats de la première guerre mondiale, elle fut remplacée.

 

 

 

MOULIN

Moulin à eau actionné par une roue. Se trouve au village des vieux métiers.

 

 

 

CIMETIERE MILITAIRE

Il abrite les sépultures de 5450 soldats tués lors de la première guerre mondiale. Un calvaire se dresse au milieu des tombes.

 

 

 

 

 

EGLISE SAINT ANDRE

Elevée en 1784, l'église est détruite pendant la première guerre mondiale puis remplacée. Une verrière commémorative porte le noms des 33 civils et militaires morts lors des combats.

 

 

 

CROIX LORRAINE

 

 

 

 

 

 

MARCHE DU SOUVENIR 

 

Tous les ans à la même époque,  à lieu une marche du souvenir ainsi qu'une exposition à la salle des fêtes d'Azannes (cartes postales, objets de guerre ou affiches)

    

     

 

 

 

 

PERSONNAGES

 

JEAN DE SCHELANDRE

Poète-soldat de religion protestante, né au château de Schélandre en 1585, ce château se situait sur l'ancienne route Bar-Longuyon à hauteur de l'embranchement du chemin de Beaumont. Notre héros est mort au château de Soumazannes en 1635 des suites de blessures reçues en Allemagne pendant la campagne du Cardinal Général de la Valette. En tant que poète, il publia des oeuvres de valeur

 

FRANCOIS JOSPEH JAUBERT

Né au château en 1755. Il contribua à la victoire de Valmy et c'est lui qui, après l'affaire de Virton, apporta à la Convention les drapeaux pris aux Autrichiens. Il fut tué à la bataille de Nerwinden le 19 Mars 1793.

 

JOSEPH JACQUES LOISON

Né en 1744 à Montaubé (qui faisait alors parti de Soumazannes), il fut curé de Thil en 1784. Thil était alors un village important sis entre Azannes et Ville Soumazannes, siège de l'église matriculaire de Ville, Azannes et Soumazannes. Cette église fut interdite en 1784 suite à son état défectueux. Aujourd'hui il n'en subsiste rien, ni même du village. Le curé Loison, sur intervention du Général Louis Henri Loison, son neveu, fut, par décision de Napoléon, nommé évêque de Bayonne en 1802, sacré à Paris en 1802. il mourut à Bayonne en 1820. Petit détail : c'est alors qu'il trayait ses vaches que son neveu, le Général, vint lui apprendre sa nomination.

 

 

FRANCOIS LOISON

Frère du précédent et père du général, naquit lui aussi à Montaubé en 1745. Il fut Prévôt de Damvillers et député aux Etats Généraux. Il est décédé à Bar le Duc en 1820.

 

 

 

 

 

CURIOSITES

 

 

VILLAGE DES VIEUX METIERS 

Association à but non lucratif, elle a pour but la sauvegarde du patrimoine architectural lorrain en recréant un village témoin. Elle perpétue dans ce site, les savoirs faire traditionnels des métiers du XIXème siècle. C'est l'engagement de 400 bénévoles qui donne vie au site. Un des plus grand rendez-vous du Nord Meusien.

 

 

 

LE CAMP ELISABETH (Base arrière allemande)

Appelé aussi "Poiluland" se situe sur la route de Mangiennes, dans les bois qui mène à l'étang du Haut Fourneau. les Vieux Métiers ont décidé de le reconstituer à l'identique à partir de matériaux récupérés après la guerre. Les Vieux Métiers propose une visite d'une quarantaine de minutes.

Sur le site des Vieux Métiers, le camp Elisabeth est entièrement sorti de terre. Récemment il a même été agrandi de plusieurs baraquements. Tout ce qui a pu être récupéré d'époque a été réemployé. Le logis du commandant et ses terrasses avec son wc et sa salle de bain sont surprenants. Il y a aussi le foyer du soldat, le quai de déchargement, le quai de stockage. Dans un baraquement est stockée la maquette des positions avant et pendant la bataille.

 

 

 

 

 CIMETIERE ALLEMAND SORTI DE L'OUBLI

C'est à un endroit appelé Herbebois, où reposaient jadis des soldats allemands, qu'un monument rappelant les faits a été totalement rénové. A cet emplacement se trouvait un cimetière bien délimité. Il est aujourd'hui complétement dépossédé de ses ornements, de ses marches  de pierre, sculptures et entourages. Pour curiosité, c'est à la grotte d'Azannes que l'on peut découvrir les pièces manquantes de ce cimetière. Sur ce moment on peut y voir l'inscription suivante :

"En souvenir de nos héros qui ont donné leur vie pour nous. Que ce monument puisse rappeler combien nous les remercions pour leurs faits d'armes. Herbebois 21.02.1916".

 

 

LA PELOUSE CALCAIRE

La pelouse calcaire du "moulin à venté est une ancienne lande à génévrier, orientée en pente douce vers l'Ouest, regardant vers Chaumont Devant Damvillers, bordée de prairies ou pâtures au nors, ouest et sud, et par une forêt à l'Est. Depuis une vingtaine d'années, elle s'es enrésinée spontanément avec du pin noir et du pin sylvestre. Il est possible que ce site soit le dernier vestige d'un paysage qui couvrait peut-être toute la côte de Romagne à une époque.

Un inventaire floristique réalisé par le Cercle de botanique pharmaceutique après plusieurs visites en 2007 et 2009 relevait la présence d'une espèce très rare, l'orobanche élevée, celle du génévrier, typique des côteaux calcaires de Meuse et plusieurs espèces d'orchidées.

Article paru dans l'Est Républicain

 

 

 

 

 

 

 

 

Location de la salle des fêtes

 

Habitant du village

 

25 € pour un vin d’honneur ou réunion

100 € pour un repas

Gratuit lors du décès d’un habitant

 

Non habitant

 

150 € pour un repas

 

Supplément

 

Location vaisselle 0.50 € du couvert

Electricité : 0.20 € du kw

 

 

Chèque de caution de 200 euros

Chèque de réservation : 50 % du prix de la location avec un délai de désistement à 15 jours

Réservation auprès du maire ou de Mme Gracia au 03.29.85.63.53

Un état des lieux sera effectué au jour de la location et au rendu de la salle

 

A charge pour le locataire : entretien de la salle c'est à dire ménage de la cuisine, de l'entrée et des toilettes, produits d'entretien mis à disposition