Bréhéville

Mairie :

1 Rue des écoles 55150 BRÉHÉVILLE

Tel : 03.29.85.50.17

E-mail : mairiebreheville@wanadoo.fr

Ouverture du secrétariat : jeudi de 14h00 à 18h00

Maire : BALLIEU Gilberte
 


 

Cours d’eau : Ruisseau de la Prairie

 Origine du nom : Bheherus, gouverneur de la villa regia de Stenay et leude très puissant à la cour d’Austrasie vers 770

 

HISTORIQUE

 

Le village est une ancienne annexe de Lissey. Situé à la croisée de plusieurs territoires qui dépendent de différentes autorités, il est administré une semaine par Verdun et une semaine par Reims jusqu’en 1680. Le village fait partie du diocèse et du bailliage de Verdun et la terre appartient au chapitre. L’Evêque de Verdun y a droit de haute justice. La localité est une province des Trois-Evêchés. Affranchies à la mainmorte en 1578, elle dépend alors du présidial de Verdun et de la prévôté de Sivry. Le château des Trichastiaux, devenu un « repaire de brigands » est détruit en 1672. En 1790, Bréhéville est intégré au canton de Jametz et par la suite, à celui de Damvillers. Au XIXème siècle, la commune possède plusieurs moulins à grain, une huilerie et une tuilerie. Des cordonniers y travaillent également et une fabrique de boutons est installée. Durant la première guerre mondiale, le village est occupé par les Allemands et toutes les maisons sont endommagées.

 

 

 

 

 

 

 

 

LIEUX

 

- Eglise Saint Jean-Baptiste

 

Cette église comporte une nef assez large, mais sans colonne et un choeur orné d’éléments décoratifs. A l’extérieur, une inscription funéraire est gravée sur l’un des contreforts. On y trouve également situé sur le mur sud, un ancien retable d’autel qui provient de l’ancienne église détruite en 1769. Les scènes sculptées représentent la Visitation ; la prédication de Jean-Baptiste au désert, le baptême du Christ et le martyre du Précurseur.

 

 

 

- Camp allemand

 

Situé sur les hauteurs de Bréhéville, au milieu des bois, cet ancien camp allemand date de la seconde guerre mondiale. Il conserve quelques ruines, dont un réservoir d’eau de pluie désaffecté.

 

 

 

-Fontaine- lavoir

 

Au milieu du XIXème siècle, différents équipements destinés à améliorer l’hygiène et la qualité de vie des habitants sont construits sur la commune. Cette fontaine-lavoir est alimentée en eau par une borne en fonte, ornée d’un masque de lion. Un abreuvoir est également installé, avec une borne du même type, ainsi qu’un poste à incendie.

 

 

 

- Monument aux morts

 

 

 

- Calvaire

 

 

 

 

 

 

PERSONNALITES

 

Louis BRAILLE

 

 

Louis Braille, né le 4 janvier 1809 à Coupvray (près de Paris), mort le 6 janvier 1852, est l'inventeur du système d'écriture Braille pour personnes atteintes de cécité ou malvoyantes. Son père, Simon-René Braille, était un fabricant de selles et harnais. À l'âge de trois ans, Louis fut blessé à l'œil droit par une alêne provenant de l'atelier. La blessure s'infecta et l'infection, s'étendant à l'œil gauche, provoqua la cécité. À l'âge de dix ans, il obtint une bourse pour entrer à l'Institution Royale des Jeunes Aveugles (désormais Institut National des Jeunes Aveugles) de Paris. À l'école, les enfants apprenaient à lire sur des lettres en relief mais ne pouvaient pas écrire parce que l'impression était faite avec des lettres cousues sur du papier.

À l'âge de treize ans, il invente un système de points en relief inspiré par la visite du capitaine à la retraite Charles Barbier de la Serre qui avait imaginé un système d'écriture de nuit permettant aux militaires d'échanger les ordres silencieusement. Ce système de Barbier est basé sur douze points, tandis que celui de Braille l'est sur six; de plus, en représentant des sons à la manière de la sténographie, il était très complexe. Braille a ensuite amélioré son système pour y inclure la notation mathématique et le solfège.

Braille mourut de tuberculose. Sa dépouille fut transférée au Panthéon de Paris.

 

 

Jean MERMOZ

 

 

  

 

Né à Aubenton dans l’Aisne le 9 décembre 1901, décédé dans l’Atlantique Sud le 7 décembre 1936. Pilote français, figure légendaire de l’aéropostale, surnommé l’Archange.

En avril 1920, il signe un engagement dans l'armée pour quatre ans ; il choisit l'aviation sur les conseils de Max Delty, un chanteur d'opérettes. Cependant, il doit revenir en France au 1er régiment de Chasse à Thionville. Son dégoût pour la chose militaire se renforce. Il est démobilisé en mars 1924.

C'est alors que Mermoz connaît l'une des périodes les plus noires de son existence. Ne trouvant pas d'emploi auprès des compagnies aériennes, il connaît la misère et doit vivre de petits boulots. Enfin, il reçoit le 28 septembre 1924 une proposition de contrat dans la compagnie les Lignes aériennes Latécoère dirigée par Didier Daurat.

Mermoz commence comme mécano. Mais il est rapidement affecté en qualité de pilote sur la ligne Toulouse-Barcelone, sur Breguet XIV. La ligne franchissant les Pyrénées est un défi pour les avions de l'époque.

Mermoz est fait commandeur de la Légion d'Honneur le 4 août 1934.

Les pilotes d'Air France ont longtemps porté la cravate noire (mais depuis peu peuvent opter pour du bleu marine), pour rappeler le deuil de Mermoz.

 

 

 

 

DECOUVERTES ET LEGENDES DE NOS VILLAGES

 

Bréhéville tire son nom de Bréhérus, régisseur des immenses domaines de BOSON (beau-frère de Charles le Chauve), gouverneur de la Villa-Régia de Stenay, qui est l’un des plus puissants de la cour d’Austrasie. A l’éperon de la hauteur entre Bréhéville et Lissey à une altitude d’environ 400 m, se voient les restes d’un vaste camp antique de 150 m de long sur 120 m de large. La ligne de circonvolution s’étend sur une longueur  de 700 mètres environ. Sa superficie est de 1 ha 40 ca. Il existe un puits comblé au nord et une porte donnant accès vers le sud. Les fossés et les levées de terre sont fort bien conservés. Aucune fouille n’a eu lieu jusqu’à ce jour. Dans les bois bas se trouvait un château seigneurial dit le château d’Hanomany, près de la ferme de la roche. Aujourd’hui quelques ruines et vestiges sont à peine visibles. A ces époques reculées, Bréhéville n’était pas situé à l’emplacement actuel du village, mais dans un renflement de terrain au lieu-dit « La Jonquière, à la jonction des chemins dont l’un conduisait à Jametz et l’autre à Lissey. Cet état de choses se modifia sous les évêques de Verdun. Construit sous les rampes de La Chalade, le nouveau Bréhéville a conservé des traces historiques de ses rapports primitifs.

 

Michel Fallet