Chaumont dvt Damvillers

Mairie de Chaumont devant Damvillers :

Grande rue 55150 CHAUMONT DT DAMVILLERS

E-mail : mairie.chaumont-dt-damvillers@orange.fr

Maire : NAUDIN Hubert

Horraires ouverture secrétariat : lundi de 9h30 à 11h00


Origine du nom : du latin calvus mons (colline dénudée)

 

 

HISTORIQUE

 

Le site est occupé dès l’époque romaine et voit s’établir la chrétienté au IVème siècle. Dominé par Dagobert 1er en 638, le village est sur le territoire de l’Ancienne Belgique en 883 et dépend longtemps du diocèse du bailliage de Verdun. La localité est l’ancien chef-lieu d’un doyenné regroupant quarante cinq villages. L’évêque de Verdun y a droit de haute justice et la charte de franchise date de 1238. Au XVIIème siècle, le village, qui est à la seigneurie de Murault, se nomme Chaumont-sous-Murault. Il fait parti de la prévôté de Mangiennes. La commune est intégrée au canton de Romagne sous les côtes en 1790 et, plus tard, à celui de Damvillers. Occupé et fortement endommagé pendant la première guerre mondiale, Chaumont est ensuite reconstruit.

 

 

 

 

LIEUX

 

 

 

EGLISE SAINT MARTIN

Au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, l’église est endommagée et des réparations importantes sont réalisées. Elle sert de caserne aux troupes d’occupation et subit de nouveaux bombardements pendant la première guerre mondiale. Restaurée à la fin du conflit, l’église préserve un aspect sobre. Elle abrite deux cloches, baptisées Marie et Marie-Louise.

 

 

             

 

 

 

 

ANCIEN CHATEAU DE LA PLACE

A la fin du XVIIème siècle, les Seigneurs de Chaumont dominent aussi Belleville. Le château primitif de Murault surplombe la commune. Les bâtiments actuels sont toujours flanqués de deux tours carrées et le corps de logis date du XVIIIème siècle. Cet ancien château, dont les douves subsitent également, est devenu une exploitation agricole.

 

                   

 

 

CROIX

Située à l'entrée du village

 

STATUE

 

 

 

 

 

PAGE D’HISTOIRE

 

 

11-11-1918 à CHAUMONT DEVANT DAMVILLERS

Un soldat américain, Henry Gunther, est entré dans l'histoire de la première guerre mondiale, le 11 novembre 1918 à exactement 10h59, soit une minute avant le cessez-le-feu officiel programmé depuis 5h30 du matin. Il est considéré comme étant la dernière victime de ce terrible conflit.

Henry Gunther, qui est employé à la National Bank de Baltimore arrive en France, sans enthousiasme, en juillet 1918. Affecté au 313e régiment d'infanterie comme sergent-fourrier, il écrit une lettre à l'un de ses amis resté en Amérique. La missive est interceptée par la censure: “il s'y plaignait simplement des conditions de vie difficiles”. Il est dégradé et devient simple soldat. Mais il se porte volontaire comme estafette, il avait d'ailleurs été blessé au cours d'une mission.

Le 11 novembre, son régiment prend position à Chaumont-devant-Damvillers. Vers 10h45, tout le monde apprend que le cessez-le-feu est fixé à 11h. Les Allemands, qui occupent une position à proximité, voient soudain surgir du brouillard deux soldats américains baïonnettes au canon. Les Allemands tirent au-dessus de leurs têtes, les soldats se couchent sur le sol. Henry Gunther se relève et continue à avancer. Il est abattu de cinq balles de mitrailleuse en pleine tête, il meurt instantanément.

Le mystère demeure de savoir pourquoi il a ainsi agi : ”A t-il voulu se racheter et les soldats allemands ont-ils craint qu'il soit agressif  ou a-t-il voulu simplement être le premier à aller serrer la main de ses adversaires, lui qui était le fils d'immigrés allemands ?”. Personne n'aura jamais la réponse.

Le général John Pershing lui a décerné la “Distinguished Service Cross”. Le Général Pershing notera dans son rapport que Henry Gunther est le dernier soldat américain tué lors de la première guerre mondiale. A titre posthume, il retrouvera son grade de Sergent. Son corps a été rapatrié aux Etats-Unis en 1923 et Henry Gunther a été inhumé à Baltimore.

Un monument a été inauguré par Jean Marie Bockel alors secrétaire d'Etat à la Défense et aux anciens combattants, le 24 septembre 2008 sur le lieu même où Henry Gunther a été fauché.

 

                    

 

 

 

 

DECOUVERTES ET LEGENDES DE NOS VILLAGES par Anny Lesuisse

 

 

Chaumont est accroché au flanc d’un coteau, dans une vallée où la Thinte se forme par la réunion de plusieurs ruisseaux qui descendent des collines environnantes. Ce village dépendait autrefois de la prévôté de Mangiennes et du bailliage de Verdun. L’évêque de cette ville et son chapître en étaient Seigneurs fonciers et justiciers. Cette bourgade se nommait encore Chaumont sous Muraut, tout simplement parce qu’elle se trouvait au pied d’une côte au sommet de laquelle s’élevait le célèbre château du même nom, dont il est souvent fait mention à travers l’histoire Lorraine. Chaumont sous Muraut fut affranchi en même temps que Romagne en 1238, par Pierre, sire de Mérouaut et Raoul de Torote, évêque de Verdun.

 

A quelques 500 mètres du village, le château de la Place est une ancienne vouerie seigneuriale qui fut successivement la demeure des sires de Galuvaux, de Boisset et d’Alnoncourt. L’ancien château fort subsista jusqu’à la Révolution. Restauré, c’est aujourd’hui une belle ferme fortifiée entourée de douves. En 1851, Chaumont était connu pour sa célèbre foire, une des plus réputées de la région. Lors de la première guerre mondiale, lorsque les troupes allemandes prirent Chaumont, une habitante qui possédait quelques bijoux les dissimula à la hâte dans sa cave avant de fuir. Après la guerre, à son retour, elle ne retrouva pas son bien. Mais à sa grande surprise, bien des années plus tard, un allemand venu frappé à sa porte pour lui restituer son trésor. Toujours pendant cette guerre, le père de l’un des habitants de la commune était agent de liaison. Un jour, il fut chargé de porter un message ; or le billet ne comprenait rien d’autre que l’ordre de bombarder Chaumont – son village, occupé alors par l’ennemi.  

Aujourd’hui , ils ne sont plus guère qu’une trentaine de « Chaumounies » à peupler ce villages dont bien peu sont originaires. Alors peut-être imaginez-vous que les habitants évoluent dans un lieu retiré où la vie est rythmée seulement par le martèlement sourd des sabots d’un cheval perdu dans les brumes de la Tourbière ? Le cheval d’un des compagnons de Godefroy de Bouillon égaré alors qu’il regagnait Muraut après une nuit passée au château de la Place, à moins qu’il ne s’agisse d’un de ces immenses Huants qui, avec leur casque à pointe et leur lance, terrorisaient les jeunes enfants lors de leurs soudaines apparitions au sommet de la côte de Chaumont.